IAN

 

J’avais un frère, Glen, atteint du Sida, et qui est mort en 1996 après une longue souffrance. Bouddhiste pratiquant, il se refusait le droit de prendre sa propre vie, mais a accepté l’assistance de son infirmière, qui avec l’accord de son médecin traitant, a abrégé ses souffrances en augmentant progressivement ses doses de morphine jusqu’à une surdose finale lorsqu’il était évident que la fin était proche. Je pense qu’il a souffert encore plus moralement parce qu’il n’acceptait pas l’idée de disparaître en tant que personne et qu’il aurait pu bénéficier d’un accompagnement psychologique/philosophique/spirituel plus soutenu également. Ma conclusion, il n’est pas facile de mourir d’une longue maladie et tout le monde devrait avoir le droit  de faire la paix avec lui-même/elle-même et mettre fin à la souffrance. La clé, c’est l’acceptation de sa propre disparition après une longue réflexion.

 

Quant à moi, j’accepte déjà cette disparition inéluctable, mais je crains évidemment la souffrance possible.

 

Sincèrement,

 

Ian

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