MGRANIER

Mon père est mort à 90 ans. Il était atteint d'un cancer et souffrait le martyre sans se plaindre. Hospitalisé, on l'a mis sous morphine et on a attendu qu'il parte. Plus alimenté, plus hydraté, il est resté de longs jours dans le plus total abandon. 
Seule sa main qui se crispait dans la mienne témoignait qu'il était encore quelque part, entre ce monde et l'autre. Disait-elle aussi la souffrance de chaque cellule de son corps lorsque la voix s'est éteinte mais que la vie lutte encore "souterrainement" ?
Pourquoi inflige-t-on à un être humain ce que l'on veut à tout prix éviter à un chien ou un chat aimés qui souffre et vous regarde avec des yeux suppliants ? Quand un gouvernement aura-t-il le courage de reconnaître le droit des hommes à choisir leur mort lorsque c'est possible ?

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