ANONYME

 

 J'ai la maladie de Charcot, j'étais aide soignante, je n'ai pas 30 ans, je suis maman aussi et je ne suis pas dépressive, j'ai envie de vivre et de profiter de tout ce que la vie peut m'offrir !

Pour autant, sachant que mon décès est inévitable à court terme, je ne souhaite pas endurer les souffrances qui me sont promises avant de mourir. Ce qui est tolérable ou non est propre à chacun, je souhaite seulement avoir le choix pour ma fin de vie.
Le but n'est pas de forcer qui que ce soit : malades ou médecins, ni d'avoir une loi creuse pouvant créer des dérives.
Le but, c'est d'avoir la possibilité légale de choisir d'aller jusqu'au bout ou non, de bénéficier de soins palliatifs / suicide assisté / euthanasie, active ou non, en fonction du choix du malade. Tous les choix sont respectables et devraient être respectés, du moment que c'est la volonté du malade.
Au lieu de ça, je suis obligée de faire des démarches à 1000 km de chez moi pour que ma volonté soit respectée. Avec ce que ça engendre de coûts, fatigue, isolement, etc...
Je suis convaincue que la France, il y a quelques siècles si avant-gardiste pour les droits humains, est aujourd'hui à la traîne en la matière. Nous méritons mieux que ça !
Nous accordons cette délivrance à nos animaux mais pas à nous mêmes ? ! Sous quel prétexte ? L'amour, la moralité religieuse, le profit des labos...? Certes, la dépendance coûte cher, quelle manne, ces gens qui souffrent.
Et pour lesquels on ne fait rien hormis les mettre sous sédation ! Encore faut-il être à l'article de la mort pour y avoir droit...
Je refuse ça pour moi même, et nous sommes nombreux à le refuser aussi !
Il faut ouvrir les yeux de nos dirigeants, nous sommes tous mortels donc tous concernés, qu'on y réfléchisse ou non ! Mais ce n'est pas parce qu'on en parle qu'on va être foudroyés dans l'instant.
Pour ma part il me reste 2 combats dans ma vie : d'abord vivre ! Puis mourir, dans le respect de ma volonté.

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