ANNE


On a diagnostiqué chez ma soeur, alors âgée de 64 ans un myélome, cancer de la moelle osseuse.
Après avoir obtenu une auto greffe, elle a eu quelques mois de répit, puis la maladie est repartie de plus belle.
Ne souhaitant pas devenir dépendante, et subir trop de souffrances, lorsque plus aucun traitement n'a été possible, elle a souhaité bénéficié du "suicide assisté" en Suisse, à Bâle.
Les démarches ont été assez longues, coûteuses et le déplacement en avion, quand on est très malade, a relevé du parcours du combattant.
Le plus dur a été l'annonce de sa date de décès : le 24 août 2017. Connaître la date de sa mort était pour moi insupportable.
En ce qui concerne ma soeur, elle m'a dit que "c'était un des plus beaux jours de sa vie", car elle était déjà ailleurs.
Le  dernier jour passé ensemble a été merveilleux tant elle souhaitait le vivre à fond. Elle a pu dire au revoir à ses nombreux amis, à sa famille. Elle a mis au clair tous ses papiers et fait un grand tri dans ses affaires, comme pour un long voyage. 
Dans le suicide assisté, le malade doit être conscient et capable d'activer la perfusion pour recevoir le produit létal. Elle s'est endormie sans souffrance et selon son choix en 30 secondes.
C'était très émouvant mais c'était son choix.

Je souhaiterais que cela puisse se faire en France. Si la femme peux choisir de donner la vie, pourquoi ne peut-elle choisir sa mort ?

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