PATRICIA

Par mon métier, (je suis maintenant à la retraite), et dans ma vie privée, j'ai eu de nombreuses occasions d'accompagner des personnes en fin de vie et je peux témoigner de la douleur physique et morale dans ces moments particulièrement difficiles pour les patients et pour les personnes qui les aiment. J'ai vu et entendu des malades qui suppliaient pour que tout s'arrête.
Je souhaiterais pour ma part avoir le choix du moment où je dirai stop, ce n'est plus possible.
 
Bien sûr que cette loi doit être encadrée, que les décisions doivent être prises lors d'un groupe de parole avec les médecins, mais il semble que notre culture a encore du mal à admettre que chacun est libre de son corps, de son devenir.
Il est à mon avis temps d'arrêter toutes ces souffrances inutiles et que chacun et chacune puisse en toute responsabilité choisir sa manière de mourir.
Nous avons, mon mari et moi, écrit une lettre que nous avons confiée à des personnes de confiance pour que notre volonté soit respectée dans la mesure de la légalité. Aussi nous attendons avec impatience que la loi rejoigne nos aspirations. 
Bon courage pour votre lutte qui est aussi la nôtre!

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