MJ

 

Mon papa a été atteint de la malade de Charcot en 2014. La maladie a évolué lentement et a bien pris son temps pour l'emmener vers une spirale infernale et inéluctable.

 

En février 2016, une chute grave l'a emmené aux urgences. Il ne parlait déjà presque plus depuis plusieurs mois, mais là, plus de parole du tout et sa maladie s'est accélérée. Il ne pouvait plus respirer, plus boire, plus manger. On le retrouvait les matins avec ma maman, dans un état désastreux par manque de surveillance et de personnel.

 

Il ne pouvait même plus appuyer sur la sonnette pour demander de l'aide aux infirmières. Et cela pendant 4 jours et 3 nuits !

 

Il nous montrait le plafond, nous faisait des signes quand il retrouvait un minimum d'énergie. Il voulait partir, il souffrait trop. Nous lui avons posé clairement la question "tu veux partir ? C'est le ciel que tu montres ?... "Oui" de la tête. Il avait écrit et signé une lettre en rapport à la loi Leonetti que nous avions donnée le deuxième jour à la responsable du service gériatrie qui nous avait fait comprendre que l'issue allait être fatale. Alors pourquoi 4 jours ?

 

J'ai été obligée de m'emporter, de ne pas être agréable avec le personnel et demander à ce que l'on abrège ses souffrances, que ce n'était pas humain de regarder un homme souffrir ainsi, subir, et pour nous sa famille, avoir ses images gravées à jamais dans notre mémoire. Alors le 4ème jour, le médecin avec notre accord à tous (ma maman, mon frère et moi) et l'accord de mon papa, a installé la machine de sédation profonde jusqu'à ce que mon père s'endorme et parte tranquillement. Pourquoi attendre tout ce temps ? Et pourquoi ne pas être libre de faire son choix, quand on le peux et qu'on le décide en pleine conscience ? 

 

 

Courage à vous, merci pour votre combat 

Écrire commentaire

Commentaires: 0