GUY BOUCHET

Je pense que Jean Luc Mélenchon signerait votre pétition puisque sur le site jlm2017 dans l'onglet "Autour du programme/carte du programme/droit constitutionnel à mourir dans la dignité, vous pouvez lire le texte suivant:

Droit à mourir dans la dignité. Le choix d’éteindre la lumière.
Notre constat:
91 % des français sont favorables au suicide assisté. Et pourtant depuis 2005, date de la promulgation de la première loi Leonetti, le droit de mourir dans la dignité n’existe toujours pas. Et ce, malgré la promesse de François Hollande. Bien sur, la Loi Leonetti a été retouchée et rebaptisée Clayes-Léonetti en janvier 2016, mais elle n’autorise toujours pas le suicide assisté. Elle permet le « droit » à la sédation. La sédation : Endormir et laisser mourir …voilà ce que propose la loi, c’est à dire tout sauf un accompagnement de fin de vie !

Quel état de conscience, quelle liberté, quel lien à vivre avec les soignants et la famille accorde-t-on à la personne mise sous sédation profonde et continue ? Car la sédation peut durer des semaines, terribles à vivre pour les proches du malade, plongé dans un profond sommeil sans hydratation, ni alimentation. Certes, pas d’acharnement thérapeutique, mais une déchéance physique et une agonie inexorable. La mort par dénutrition ! Même si le patient a exprimé ses volontés, dans des « directives anticipées », une sorte de testament de vie, le médecin n’est pas obligé de les suivre si il juge qu’elles sont inappropriées. C’est une loi sur les devoirs des médecins et non sur les droits des patients, qui ne respecte ni la dignité de la personne ni sa liberté de choix.

Pourtant, nos voisins (Belgique, Suisse, Luxembourg, Pays Bas…) qui reconnaissent le droit à chacun de choisir sa mort n’ont à déplorer aucune dérive. Alors qu’en France, une étude de l’INED – Institut National d’Etudes Démographiques – estime qu’il y a chaque année 4500 morts par euthanasie et que seuls 1400 patients l’ont effectivement demandée. Non seulement on nage en pleine hypocrisie, mais l’illégalité dans laquelle ces pratiques existent ne permet aucune transparence. Le constat, c’est qu’on meurt mal en France, souvent seul, à l’hôpital sans accompagnement des siens, sans personne pour nous aider à franchir cette ultime étape.
Notre projet:
Dans ces situations de fin de vie, la vraie question fondamentale, c’est la question de la liberté. La liberté de conscience dans une république laïque, c’est la liberté de disposer de nous même. Le corps de chaque personne lui appartient. Placer l’humain au centre, c’est aussi lui accorder le droit de choisir le moment de sa mort, et de sa dignité. C’est lui permettre de partir sereinement au milieu des siens, sans souffrance, sans agonie.

La 6ème République, inscrite au programme de la France Insoumise, sera l’occasion de consacrer de nouveaux droits civils et politiques mais aussi personnels et marquera une nouvelle étape de l’émancipation humaine.
Nos propositions:
Constitutionnaliser le droit fondamental de disposer de soi en toutes circonstances : le droit de mourir dans la dignité (y compris avec assistance) et l’accès garanti à des soins palliatifs.
Accorder la liberté de conscience à chacun, au patient, comme aux médecins.

 

 

 

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Commentaires: 1
  • #1

    Marie Godard (samedi, 23 septembre 2017 10:32)

    Les grands esprits se rencontrent...sourire... Je viens de lui envoyer un mot sur sa page de Facebook. J'espère qu'il me répondra.
    Marie