CORINNE

Deux cas de maladie de Charcot dans mon entourage. Les malades souhaitent tous les deux (ils ne se connaissent pas) j'utilise leurs mots : qu'on les tue, ils demandent même aux très proches amis et famille de les tuer avant d'en arriver à la souffrance et à l'application de multiples médicaments et d'être une charge insupportable pour l'entourage. A la maladie physique s'ajoute la souffrance morale et de voir aussi les efforts et l'épuisement de l'entourage malgré la dissimulation dont les proches essayent de faire preuve.

Quant à l'attitude du corps médical.... manque total d'humanité. L'un de ces malades est juriste et il doit sans arrêt rappeler les principes juridiques et menacer de porter plainte, faire des recommandés aux autorités supérieures médicales pour obtenir le minimum de respect et d'humanité qu'il est censé recevoir.

Un autre ami a une maladie orpheline dégénérative qui ressemble à Alzheimer, mais pour des gens plus jeunes, il était infirmier, il savait ce qui l'attendait. Lui aussi a demandé qu'on le tue. A présent il ne peut plus parler, il est dans son monde et son compagnon se bat lui aussi à coup de recommandés, de menaces, de textes législatifs pour le respect du malade et pour l'humanité. Il a déjà fait fermer deux institutions pour maltraitance. A force il a fini par trouver un médecin un peu plus humain que les autres. 
La théorie que récite le Dr Devalois n'est pas la pratique, les moyens manquent, médecins et personnel médical sont souvent débordés, épuisés et parfois incompétents (un ami médecin en retraite avait rendu visite et avait hurlé auprès des soignants en regardant les médicaments prescrits et qui n'auraient jamais dû être prescrits ensemble à cause des interactions ou une pathologie avait été oubliée et les effets de la maladie avaient été amplifiés), ou j'm'en foutistes. 
J'ajoute que les médecins ont souvent une appréciation étrange de la douleur et de la souffrance qui ne correspond pas à la réalité. Ils sont pressés et ne connaissent pas la douleur du malade car ils ne l'ont pas éprouvée.

Qui a envie de vivre sous médicaments qui vous mettent K.O. pour éteindre la douleur mais ne vous permettent pas de vivre ? Juste ce qu'il faut pour endormir la douleur et voir la souffrance de l'entourage ce qui participe à la souffrance du malade. C'est insupportable !

Le raisonnement de ce médecin se tient, il est purement scientifique et dépourvu d'empathie et d'expérience vécue par lui-même de sa propre souffrance et de ses conséquences.

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