ANNIE

J'ai lu avec émotion la lettre d' Anne Bert. 
J'ai accompagné récemment une amie qui mourrait d'un cancer du pancréas dans un centre de soins palliatifs. J'étais sa personne de confiance : il y eut un moment où elle demandait à mourir. Elle était prête et avait fait un long travail psychique. Elle était sereine et sans peur.

J'ai demandé pour elle au médecin d'accélérer sa fin, inévitable.

Ce fut impossible.

La dernière semaine, elle était terriblement triste : elle n'avait pas de douleur mais était complètement dépendante : sonde urinaire, hydratation par perfusion, alitée mais lucide.

Elle a souffert psychiquement et INUTILEMENT.

Depuis lors, j'ai pensé qu'il fallait militer pour l'euthanasie qui lui a été refusée. Au nom de quoi

 

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