ALAIN

Anne Bert a très bien répondu au docteur Devalois, mais je me permets d'ajouter un petit point. M. Devalois dit "Bien entendu, il existe une alternative supplémentaire : décider de mettre fin de manière anticipée à sa propre vie. Cette liberté est offerte à chacun [....]" mais il ne se prononce pas pour autant en faveur de la "Kill pill" qu'il évoque. 
Mais qu'est-ce qu'une liberté sans les moyens de l'exercer ? 
Si les soignants comme ce médecin ou Laurence qui s'est exprimée ici (sur la pétition) répugnent à donner la mort - ça se comprend, ce n'est pas leur vocation - ils pourraient du moins admettre qu'il faudrait permettre aux gens réduits à se la donner à eux-mêmes puissent le faire par les moyens les plus convenables, et pas en avalant des bidons d'insecticides comme les agriculteurs indiens surendettés. 
De tels produits ne pouvant pas raisonnablement être en vente libre, il faut bien que quelqu'un les prescrive. 
Mais non, il ne veut pas non plus, M. Devalois, ni même que cela soit permis à ses confrères. 
Ce n'est pas "immonde", mais cela indique que son goût pour cette liberté qu'il évoque deux fois a ses limites.
Il appelle quand même à un "vrai débat citoyen" sur ce sujet... tout en réprouvant la façon dont Anne Bert s'y appliqu(ait) avec courage : on croit sentir qu'il n'est pas si convaincu que ça de sa propre position.

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