CATHERINE

 

J'ai eu beaucoup d'exemples autour de moi, de malades qu'on a maintenus en vie contre leur gré, suffoquant sous le coup de la maladie de Charcot, épouvantable, et même en état de mort cérébrale.

On ne comprend pas ce qui pousse des équipes médicales à ne pas agir pour soulager le mourant et sa famille qui le voit souffrir.

Personnellement, j'ai vu mon père se dessécher comme une momie et hurler "tuez-moi" avant qu'un médecin secourable lui double enfin sa dose de morphine. J'adhère complètement avec ce que dit Anne. Moi non plus je ne veux pas, si je suis trop diminuée ou si je souffre trop, me suicider avec un sac plastique, ou me laisser mourir de faim, parce que je ne connais pas de médecin qui m'aiderait à mourir.

 

Et je ne veux pas non plus imposer à mes enfants de me conduire à la mort. Il faudra donc que je le fasse moi-même, et en Belgique, parce qu'ici, les médecins se prennent pour Dieu, et les catholiques veulent réglementer notre vie, alors qu'on est dans un état laïc.

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