PHILIPPE

Dans mon esprit, un député n’est pas « là » pour défendre ses « propres » idées mais celles des gens du « peuple » (pour reprendre une expression consacrée mais pour autant dénuée de sens) qu’il représente au sein de sa  (non pas de sa ! de notre) circonscription. Le pouvoir qui lui est conféré n’est qu’une délégation temporaire mais malheureusement sans que nous puissions disposer du pouvoir de révocation. Cette absence de réponse (90 députés seulement ont répondu parmi les 577 auxquels Mme Marie Godard a fait parvenir un courriel courant septembre puis en octobre 2017)  illustre un profond mépris à la fois pour les idées émises et au minimum pour les personnes qui s’en sont fait le porte-parole. 
Je veux bien imaginer que les députés sont sollicités à longueur de journée soit sur des sujets de portée très limitée soit sur des sujets qui ne correspondant pas à l’essence de leur fonction. 
Mais en l’espèce, on ne peut accepter l’idée que les députés ne soient pas concernés, soit à titre personnel soit à titre sociétal,  par ce sujet de l’aide active à mourir. Ils le sont donc nécessairement directement ou indirectement. Et à vrai dire peu importe qu’ils le soient ou non. Leur devoir, leur mandat, le pouvoir que nous leur conférons, supposent qu’ils se fassent l’écho des concitoyens. Et qui plus est ce que nous demandons n’est pas l’application d’une règle qui s’imposerait à tous mais d’une règle qui permettrait à « celles et ceux » qui souhaitent en bénéficier de pouvoir le faire librement en toute conscience. 
Enfin la moindre des politesses, que l’on soit député ou non, suppose que l’on réponde. Il est troublant de constater que plus les moyens de communiquer sont aisés, moins ils sont utilisés.
Ceci étant combien de personnes ont voté pour leur député sans s’enquérir au préalable de la position du député sur ce sujet ? Peut-être une bonne question à se poser à la prochaine occasion ? On ne mérite que ce qu’on a. 
@Marie Godard     Je vous remercie pour votre pugnacité dans ce combat. C’est en exerçant une pression continue que nous pourrons faire valoir NOTRE droit à disposer de NOTRE vie mais surtout de NOTRE mort. Nous sommes seuls, chacun pour soi-même, en capacité de décider ce que nous acceptons ou non de vivre. Je dénie à quiconque le droit de considérer qu'il puisse le faire à ma place.   
P.S Je ne suis pas (pas encore) concerné « directement » par le sujet mais cela fait des dizaines d’années que j’attends que des dispositions soient prises sur le sujet.  

 

Merci de ce que vous pourrez faire (ou me dire de faire) afin que mon commentaire puisse être publié. 

 

En tout état de cause, bon courage pour ce combat justifié ! 

 

Cordialement.Cordialement.

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