MICHEL

Etant Belge, je n'ai à la fois pas à me mêler de politique française mais peux revendiquer aussi un regard neutre sur les politiciens français. Comme répondu précédemment à Marie, il a fallu attendre près de 50 ans et que les partis chrétiens se retrouvent dans l'opposition pour qu'existe en Belgique une fenêtre de tir en 2002 sous une coalition "laïque" et un souverain ouvert pour voter une loi de dépénalisation de l'euthanasie.

En France, officiellement, à part le minuscule parti de Mme. Boutin, désormais retraitée , il n'y a pas de parti à proprement parler d'obédience catholique. Donc, on peut aussi affirmer qu'"ils" sont partout, à droite, à gauche, au centre.

Je ne voudrais pas limiter les blocages éthiques à la frange catholique de l'électorat et de ses représentants : en Belgique, il s'est trouvé quelques élus chrétiens pour s'abstenir sur l'avortement ou l'euthanasie et, a contrario, il y a des blocages également côté laïc ou dans d'autres obédiences, à droite comme à gauche d'ailleurs : on serait parfois surpris des positions de certains élus (Belges, Français ?)très en pointe sur le plan social, beaucoup moins au niveau éthique.

Pour en revenir à Mme. Buzyn, on a beau parcourir son CV officiel : rien ne filtre : "officiellement laïque (Ecole Alsacienne etc...)" mais quid de son entourage et de son évolution personnelle ?

Une chose est sûre : elle a au moins déjà pris une mesure "à la hache" en privant du jour au lendemain des personnes en grande souffrance par le retrait en vente libre de médicaments liés au paracétamol, prétextant l'abus qu'en faisaient certaines personnes.

Cela ne va pas dans le bon sens, en tout cas cela pourrait mal augurer de l'intérêt qu'elle porte à la douleur, à la souffrance des malades. Alors : plus technocrate que médecin ? Je laisse la question ouverte... mais inquiet. Michel

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