GILLES

J'ai perdu ma mère il y a 13 ans, et, pour ses derniers jours à l’hôpital nous avons été avec elle pendant environ 5 jours. Au début elle pouvait encore réclamer très souvent à boire car la morphine donne soif, enfin c'est ce qu'on m'a dit. Ensuite plus de réaction, nous passions nos journées à côté de quelqu'un qui n'était pas morte, mais plus vraiment vivante. J'ai fini par parler de la stupidité de cette situation à une surveillante que je connaissais, et le lendemain, on nous apprenait qu'elle était décédée.

A quoi correspond cette attitude du corps médical ?

A des restes de préceptes religieux, à un soucis de rentabilité de l’hôpital, je ne sais que dire.

Quoi qu'il en soit, c'est vraiment une atteinte flagrante à la liberté individuelle, pour ceux qui ont signifié leur choix au préalable. Mais j'ai tout de même bon espoir que la victoire de l'intelligence sur l'obscurantisme aboutisse à un respect de l'individu.

J'ai la chance, moi, de connaitre un médecin belge qui m'évitera, si le cas se présente, cette situation. Mais ce n'est pas normal.

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