MARIE-PIERRE

Je viens témoigner des conditions de fin de vie de mon amie Laurence!

 

Laurence avait tout pour être heureuse et était une jeune femme simple, toujours prête à aider 

son prochain.

 

Elle a perdu son papa avec lequel elle avait une super complicité, tragiquement, cela a été un vrai drame! 6 mois plus tard, on incinérait son mari à 39 ans, décédé dans la nuit d'un infarctus.

 

Et là ma Laurence a dépéri littéralement, ne se nourrissait plus, ne dormait plus, passait son temps à pleurer et à attendre le retour de son époux! Son médecin traitant la traitait pour une dépression suite à tout cela.

 

Elle se plaignait d'un mal de dos récurent, pas une radio, pas une seule prise de sang, si seulement ce médecin avait été un peu plus professionnel, si seulement!

 

Tout cela a permis à un foutu cancer des poumons de la détruire, la diminuer, un calvaire.....

 

Hospitalisée au départ à Paris ou elle résidait, ce fut un désastre, pas assez de personnel pour les toilettes, les soins.. Oui un vrai désastre.

 

Nous avons donc décidé avec sa maman de la faire rapatrier à Belfort, au moins elle aurait notre soutien , notre réconfort et l'on pouvait veiller sur elle.

 

Chimio, morphine à haute dos , sans nourriture, plus de forces, délire en pleine nuit, elle arrachait ses perfusions en criant qu'elle ne pouvait quand même pas "pisser" au lit, elle prenait mon fils pour mon frère, ne reconnaissait plus ses amis(es)....

 

Plus de cheveux, il nous a fallu retirer le miroir de sa table de nuit, et comme la morphine n'agissait plus, elle a cru que cette simple biafine lui soulageait ses douleurs dorsales. En fait, sa colonne vertébrale était infestée de métastases, plus rien à faire, oh mon dieu quelle horreur...cela a duré 3 ans.

 

Elle aurait tellement voulu que je lui concocte une "petite potion" comme elle le disait, et j'aurais tellement voulu pouvoir le faire , lui épargner tout cela§

 

Je suis certaine qu'elle m'en a voulu avant de partir et ce n'est pas ce que je voulais, j'aurais aimé qu'elle parte en douceur et non pas en douleurs.

 

Son regard a été froid et noir lorsque je suis arrivée à l'hôpital et qu'elle rendait son dernier souffle. Je m'en veux tellement, et j'y pense pratiquement tous les jours, je vis avec le fait que j'aurais pu faire quelque chose pour la soulager, après tout, qui l'aurait su? C'est pourquoi aujourd'hui cela doit être un droit pou tous et toutes, 

 

On doit pouvoir choisir, et ne plus souffrir à ce point!!!

 

Voilà, j'espère que mon témoignage sera utile à la cause, il faut que les choses bougent, merci à vous pour cette pétition.

Écrire commentaire

Commentaires: 0