MARIELLE

Madame,
"Vous avez une nouvelle fois annulé la séance de chimiothérapie qui était prévue le .... Ces annulations sont de plus en plus fréquentes."
(Alors qu'il s'agissait d'une première annulation)
"Votre dossier avait été discuté et pour améliorer la tolérance, il vous avait été proposé de passer à une cure de chimiothérapie toutes les 4 semaines."
(Avant, les chimios s'effectuaient tous les 21 jours).
"Médicalement il n'est pas raisonnable de poursuivre un tel traitement si le rythme des cures n'est pas respecté. Je vous rappelle que vous êtes affectée par un cancer bronchique bilatéral actuellement en cours de traitement  d'entretien par chimiothérapie (ALIMTA)."
(Comme si je ne le savais pas ...)
"La chimiothérapie n'est pas un traitement que l'on peut recevoir de façon irrégulière.En pratique pour l'avenir soit vous respectez la fréquence d'une perfusion toutes les 4 semaines et ce traitement va être poursuivi, soit vous annulez encore une seule fois une cure et ce traitement sera alors définitivement arrêté."
J'ai ressenti ces propos comme une réelle menace oppressante alors que je ne supportais vraiment plus ces chimios.
J'avais des bourdonnements dans le cerveau qui m'ont occasionné des nuits blanches, des paresthésies aux pieds et mal dans les articulations des mains. Je pense que si j'avais respecté scrupuleusement les cures, je serai aujourd'hui hospitalisée ... Nous ne sommes pas des moteurs à essence pour remplir systématiquement le réservoir ...
Ma dernière chimio datant du mois d'octobre, je récupère depuis ...
Je prends contact avec la secrétaire en début d'année, car je suis convoquée pour parler de la continuité des soins avec l'immunothérapie.
Elle me confirme que je dois y aller. 
J'insiste pour avoir l'oncologue au téléphone.Je lui fais part de la stabilité de mon état au vu du dernier scanner.
Il me dit : "Je ne sais pas. Je n'ai pas vu le résultat". 
Vous vouliez que je vous voie pour parler d' immunothérapie. Je tiens à vous faire savoir que je ne supporterai pas ce traitement étant donné les effets secondaires importants.
"Il y a beaucoup moins d'effets secondaires q'en chimio. (en criant)
J'en ai 40 qui sont sous immunothérapie et ils sont tous en forme ! J'ai même un "mourant" ... qui est en immunothérapie et il est en forme ... (?!!!) Vous ne racontez que des conneries et des mensonges. Si vous voulez mourir, c'est votre droit !". 
Puis il m'a littéralement raccroché au nez. Ce comportement s'était déjà produit lorsque je lui faisais part au téléphone, lors de mes premières chimios, des désagréments et effets indésirables. Je prenais soin de l'appeler après son service pour me faire, permettez-moi l'expression  "engueuler".
"Qu'est ce qu'il y a encore qui ne va pas? J'ai du boulot moi et j'ai autre chose à faire qu'a écouter vos doléances".
Puis il me raccroche au nez.
Un autre médecin m'a précisé que c'était déplorable de parler ainsi aux patients et qu'il s'agissait d'une personne toxique. Si ce médecin vous soigne comme il vous parle, il y a du souci à se faire.
Voilà Marie ce dont je peux témoigner au jour d'aujourd'hui. Si cela peut faire avancer les choses.

 

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Commentaires: 1
  • #1

    Christine (dimanche, 28 janvier 2018 16:59)

    C'est une honte de parler ainsi à des patients de la pat d'un soit disant médecin.
    Où est l'humanité !!!